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Bar rayé : le député Gabriel Hardy presse le gouvernement d’agir

Écrit par Emma Jaquet Date : 2 déc. (12H19)
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Le député conservateur dans Montmorency-Charlevoix, Gabriel Hardy a ramené sur la table le dossier d’interdiction de pêche du bar rayé à la Chambre des communes.

Dans sa prise de parole, l’élu évoque une augmentation importante de la population du bar rayé dans le Saint-Laurent qui, selon ses propos, « est maintenant en train de briser tout l’écosystème du fleuve ».

Le bar rayé a été réintroduit en 2002 alors qu’il avait disparu du fleuve Saint-Laurent depuis les années 60. Toutefois, la population réintroduite du bar rayé est toujours sous la Loi des espèces en péril, ce qui lui confère une protection particulière.

Julie Gauthier de Pêcheries Charlevoix à Saint-Irénée soulignait la problématique qu’amène la population de bar rayé puisque l’espèce se nourrit de hareng et d’éperlan, notamment. « C’est vraiment un problème », affirmait-elle en entrevue avec le FM Charlevoix en octobre précisant avoir eu des marées avec près de 1 000 bars rayés.

Julie Gauthier attend toujours une décision du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada pour permettre à nouveau la pêche de l’espèce, même si elle n’est que récréative.

Le député Gabriel Hardy presse le gouvernement libéral d’agir plus rapidement et de consulter les pêcheurs locaux. Il soutient que des demandes transmises au ministère des Pêches et Océans sont restées sans réponse.

En 2024, l’ancienne députée bloquiste, Caroline Desbiens avait aussi déjà interpellé le gouvernement fédéral libéral dénonçant l’attribution d’un statut protégé « à une population de bar rayé éteinte qui n’existe plus et qui n’a rien à voir avec celle qui a été introduite à partir de 2002 ». L’ex-élue craignait également que les pêcheries de Charlevoix soient menacées par le poisson qui agit comme prédateur pour le capelan.

Une pétition, déposée en 2024 et disponible sur le site Web de la Chambre des communes, réclame la mise à jour du statut du bar rayé et l’autorisation de sa capture.

L’ancienne ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Diane Lebouthillier répondait alors que « conséquemment, en 2021, conformément à la [Loi des espèces en péril], le gouvernement a demandé par décret au [du Comité sur la situation des espèces en péril] d’obtenir davantage d’informations sur cette population, afin de pouvoir prendre une décision éclairée par des données probantes et actualisées de la situation et du statut de la population. »

L’ex-ministre soutenait aussi que la réévaluation du bar rayé est sur la table du comité, mais a été maintes fois repoussée. « Le [ministère] n’a pas de pouvoir sur le calendrier des évaluations. […] La réévaluation est attendue avec intérêt », peut-on lire.

Photo : Bar rayé – Pixabay