Le volet économique du Sentier de la Rive est connu et chiffré, répond Camil Bouchard
Date : 29 sep. (14H46)
Camil Bouchard affirme avoir en main une étude de Raymond Chabot Grant Thornton qui estime qu’une cinquantaine d’emplois pourrait naître d’un tronçon de piste multifonctionnelle de seulement 15 kilomètres. L’ambition est maintenant plus grande, soit de relier La Malbaie à Petite-Rivière-Saint-François. M. Bouchard ne sait pas si l’industrie cycliste pourrait créer plus d’emplois que le retour du train de marchandises, comme l’étude de la MRC de Charlevoix-Est n’est pas parue et que celle-ci a refusé une demande d’aide financière qui aurait pu permettre une deuxième étude pour le Sentier de la Rive.
L’ancien député péquiste est d’avis qu’il s’agit d’une occasion ratée d’offrir toutes les données aux décideurs. « C’est le prochain gouvernement qui décidera car dans tous les cas, c’est beaucoup d’argent public qui sera nécessaire », lance-t-il. Ce dernier croit que la MRC a « déjà fait son choix » concernant le retour du train de marchandises. Il note toutefois que « rien n’a été fait » dans ce dossier depuis quinze ans et qu’il s’agit de la démonstration que le fleuve, et non pas le chemin de fer, constitue le meilleur actif de Charlevoix.
Cela dit, au-delà du principe, Camil Bouchard affirme que le volet économique du Sentier de la Rive est démontré depuis la parution d’une première étude en 2023.
Concernant les questions soulevées par le préfet concernant l’érosion des berges, M. Bouchard convient qu’il « faudrait voir ce que ça prend au niveau technique », mais que la machinerie spécialisée existe dans le monde et que l’enjeu n’est pas du tout insurmontable. Il en profite pour placer qu’une étude technique permettrait d’obtenir la réponse à ces questions. « Ils nous ont dit non. On aimerait bien répondre aux questions que la MRC nous pose, mais si on nous refuse les moyens d’y répondre, c’est une autre histoire ».

