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« On a atteint notre limite » : Martine Vallée fait le point sur l’abolition de concentrations au Plateau

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 15 jan. (15H24)
À la une Éducation La Malbaie
La directrice générale du Centre de services scolaire de Charlevoix (CSSC), Martine Vallée a fait le point, mercredi, sur l’abolition de concentrations sportives et culturelles pour certains élèves de l’École secondaire du Plateau.

Mme Vallée a amorcé son allocution en se disant « très consciente » de l’intérêt porté envers le dossier, « particulièrement auprès des parents et des élèves concernés », ajoutant au passage que le CSSC poursuit son cheminement afin de bien saisir le processus de réflexion du conseil d’établissement. « On sait qu’elle dérange […] mais il y a quand même des motifs derrière cette proposition », a-t-elle fait valoir.

Ces raisons s’expliquent notamment par l’engagement soutenu de l’établissement de La Malbaie à vouloir offrir des concentrations sportives et culturelles à l’ensemble de ses élèves au fil des ans, peu importe leur niveau scolaire. « Je mets quelqu’un au défi de trouver une école secondaire publique qui offre à 85 % de ses élèves l’accès à des concentrations », a-t-elle lancé, affirmant que la moyenne est de 46 % au Québec et que l’objectif du ministère de l’Éducation est de 75 % d’ici 2027. « Je leur lève mon chapeau parce qu’ils ont vraiment poussé aux limites l’offre de concentrations qu’on peut faire dans une école publique. »

Cet atout vient toutefois compliquer la mise en place d’une grille-horaire respectant les conventions et les ratios d’élèves dans les classes de secondaire 4 et 5, notamment en raison de la panoplie de profil créé par les concentrations et les options de parcours à ce niveau. Présentement, le statu quo n’est plus envisageable :

Bien au fait de la grogne chez les parents et les élèves, Martine Vallée avance toutefois que l’intention derrière sa sortie n’est pas de satisfaire leurs demandes. « Ce n’est pas une décision qui est prise par plaisir, qui est prise sans raison. […] Je peux comprendre leur déception », ajoute la directrice, qui estime que les parents doivent malgré tout demeurer « fiers d’être un parent de l’École secondaire du Plateau dans ce qu’il offre ».

Elle martèle que s’il y avait une solution miracle à la situation actuelle, elle n’hésiterait pas à agir pour la rétablir. En contrepartie, le Centre de services scolaire s’engage à explorer l’ensemble des alternatives :

Quant à la proposition d’établir un seuil de passage pour permettre aux élèves de niveau « enrichis » de pouvoir ou non participé à leur concentration sportive, ce qui offrirait plus de temps aux élèves en difficulté, le Centre de services scolaire de Charlevoix ferme la porte. « Dans Charlevoix, on tente de lutter contre toute inégalité. On tente que le choix à une concentration [ne sois pas une question de moyen financier ou de performance scolaire]. On est vraiment dans une dynamique d’accessibilité. »

Martine Vallée croit que la situation de l’École secondaire du Plateau peut devenir un bon indicateur pour le ministère de l’Éducation dans la révision du cadre scolaire pour alléger le régime pédagogique et y intégrer des heures pour les projets pédagogiques particuliers (PPP). Concernant l’intervention du ministre Drainville, elle répond qu’elle souhaite sur les raisons qui ont motivé ces récents changements.

Rappelons que le conseil d’établissement a accepté la proposition visant l’abolition des concentrations sportives et culturelles pour les élèves de secondaire 4 et 5 en mathématiques et science enrichie, lundi soir.