Un Malbéen face à la justice pour des contacts sexuels sur mineurs
Date : 30 oct. (15H27)
Les faits présumés remontent entre 2011 et 2016.
Lors de son interrogatoire, Martin Guérin a assuré ne pas avoir touché aux plaignantes, des personnes mineures ayant des limitations à l’époque. « Je ne les ai jamais touchées », a raconté l’homme avec émotion expliquant son implication auprès des plaignantes dans leur quotidien.
En contre-interrogatoire, l’avocat de la Couronne est revenu sur les antécédents judiciaires de Martin Guérin. Le résident de La Malbaie a en effet reçu une sentence de 16 mois en 2017 pour des accusations de contact sexuel et d’incitation aux contacts sexuels sur d’autres plaignantes.
L’avocate de l’accusé, Me Florence Roy, estime que son client a fait preuve « de transparence » lors de son témoignage. Au contraire, elle remet en question le témoignage des plaignantes soulignant leur difficulté à décrire une séquence d’événements. Selon Me Roy, l’une des plaignantes aurait mentionné avoir dit « j’ai copié ce qu’on m’a dit de dire ».
Quant à la Couronne, Me Louis-Philippe Dion est revenu sur le comportement de Martin Guérin en salle d’audience. Il juge que le magistrat devrait écarter son témoignage. « Monsieur se braquait. Il essaie de bien paraître pour le tribunal ».
Les plaignantes ont témoigné lors du procès qui a duré plusieurs jours.
Le juge Jean-Philippe Robitaille devra maintenant se prononcer sur un acquittement ou une déclaration de culpabilité. Les observations sur la peine suivront, s’il y a lieu.

