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Un parc éolien « incompatible » avec le territoire

Écrit par Louis-André Jalbert, IJL – CIHO FM Charlevoix Date : 20 avr. (5H00)
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La Zec Lac-au-Sable et ses membres ont lancé un message fort dimanche lors de leur assemblée générale annuelle (AGA). Avec plus de 120 personnes dans la salle, l’organisation compte poursuivre ses démarches pour faire valoir que le territoire de la Zec est, selon eux, « incompatible » avec les visées d’Hydro-Québec.

Il faut dire que le conseil d’administration n’a pas chômé depuis le début de cette saga. Accumulant les entrevues médiatiques et les rencontres avec les partenaires, dont la MRC de Charlevoix-Est, la Région de la biosphère de Charlevoix et le bureau de la députée Kariane Bourassa, celui-ci a reconfirmé son intention de ne pas baisser sa garde devant l’exploitation potentielle du territoire.

« On a un mandat fort des membres », croit le président Francis Gravel en entretien avec le FM Charlevoix, qui assistait à la rencontre. Bien au fait qu’il sera impossible de barrer complètement la route à la société d’État, il réaffirme qu’une collaboration avec le milieu sera essentielle si elle souhaite obtenir l’approbation de la communauté. Il appelle aussi les autres acteurs de la région à se joindre au mouvement pour qu’Hydro-Québec entende le message :

Concernant l’utilisation du territoire et l’attribution des zones dédiées à l’éolien dans le renouvellement du schéma d’aménagement en 2027, Francis Gravel maintient que ce « casse-tête » reviendra à la MRC. La Zec compte toutefois mettre de l’avant les retombées économiques qu’elle génère en haute saison sur une panoplie de commerces de proximité. « Ç’a une valeur, la forêt qu’on habite, nos paysages, nos montagnes », soutient-il :

Francis Gravel et l’ensemble du conseil d’administration ont fortement été applaudis après la présentation dédiée au dossier éolien. Pendant la période de questions, la plupart des intervenants ont salué le travail de la Zec, évoquant une crainte profonde pour le futur du territoire.

« C’est inquiétant. On se bat contre une grosse machine. Ça fait peur un peu », a d’ailleurs déclaré le premier intervenant au micro.

Appelé à réagir à ses propos, Francis Gravel est demeuré ferme et confiant. « Non, je n’ai pas peur. C’est nous qui l’habitons le territoire, qui l’entretenons, c’est donc notre devoir de le protéger. L’acceptabilité sociale est importante dans l’implantation du projet éolien et notre travail c’est de démontrer qu’il n’y en a pas ici ».

Rappelons que la Zec Lac-au-Sable consultera ses 650 membres sur la question de l’acceptabilité en début de semaine.