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Voies de fait sur sa conjointe : peine en collectivité pour un Charlevoisien

Écrit par Emma Jaquet Date : 31 juil. (4H40)
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Léo-Paul Imbeault, qui a été déclaré coupable de voies de fait simples et de menaces de mort ou de lésions corporelles, devra purger une peine d’emprisonnement avec sursis de 6 mois.

La juge Marie-Claude Gilbert a rendu sa décision le 8 juillet au Palais de justice de La Malbaie.

En début d’année, M. Imbeault avait d’abord réfuté les faits puis était revenu sur sa décision deux semaines plus tard. Les faits qui lui sont reprochés remontent en août 2023. Une chicane éclate entre l’accusé et sa conjointe de l’époque alors que celle-ci conduit. M. Imbeault tire sur le frein à main pour arrêter le véhicule. La plaignante filme la scène de chicane. L’homme la frappe à coup de poing et elle réplique pour se défendre, selon ce qu’on apprend dans la lecture des faits. Léo-Paul Imbeault menace la plaignante de la poignarder.

Une fois arrivé à leur appartement, l’accusé saisit son ex-conjointe par la gorge et l’accote au mur. Elle se laisse tomber au sol et tente de sortir de l’appartement. M. Imbeault la prend par les pieds pour la ramener à l’intérieur, mais la plaignante réussit à sortir du domicile.

« Sa voix me traumatise encore aujourd’hui »

Malgré l’absence de la victime au Palais de justice, sa déclaration a été lue par le procureur au dossier. La plaignante y énumère les conséquences de sa relation avec M. Imbeault. « Dans ces démarches pour essayer de récupérer mes choses, j’ai dû réécouter les vidéos, relire les messages […] et entendre sa voix me traumatise encore aujourd’hui », a écrit la victime. Stress, arrêt de travail, trouble du sommeil, crises de panique et sentiment de honte, la jeune femme fait état d’une estime et d’une confiance en soi « détruites ».

« Suite aux agressions, j’ai eu mal dans tout mon corps : mes bras se raidissaient, je me sentais tendue et j’avais des bourdonnements dans les oreilles », a ajouté la plaignante. Dans sa déclaration, elle a évoqué également les nombreux frais d’avocat, de huissier et d’assurance habitation en plus d’avoir dû quitter la région de Charlevoix. « Je n’avais plus de logement, plus de vêtements et je dormais dans mon auto. […] Je ne suis plus libre de revenir dans Charlevoix, car j’ai peur ».

Léo-Paul Imbeault évite la prison, mais devra respecter plusieurs conditions jusqu’à 36 mois après sa condamnation. Il lui sera interdit de communiquer, d’importuner et de se trouver en présence de la plaignante, notamment.

Le Charlevoisien devra également effectuer 72 heures de travaux communautaires.

Photo : archives