« Y’a des jeunes qui comptent sur vous » : une centaine de parents et d’élèves font front commun pour les concentrations
Date : 13 jan. (19H33)
La période de questions d’une durée de 30 minutes a d’ailleurs été prolongée vu le nombre important d’interventions.
La première personne à intervenir fût Julie Bouchard, une enseignante à l’école Laure-Gaudreault de Clermont, également mère d’un élève de secondaire 4. Elle signale notamment que le bien-être des élèves est indiqué au plan d’engagement du Centre de services scolaire.
« Peut-on demander à nos jeunes de faire un choix sur leur avenir quand leur préoccupation est le moment présent ? », a-t-elle demandé, ajoutant avoir « l’impression que l’on néglige l’élève performant » avec la mesure étudiée.
Elle n’était pas la seule intervenante du domaine éducatif à prendre la parole. Daniel Guay, ancien directeur du Centre d’études collégiales en Charlevoix (CECC) et père d’un élève de secondaire 4, a qualifié de « désastre » toute cette histoire, critiquant un manque de transparence au passage. « Même des parents du conseil d’établissement n’étaient pas au courant avant la séance de travail de la semaine dernière », a-t-il dénoncé :
Des élèves ont aussi pris la parole, dont Ludovick Mcnicoll, qui a souligné l’importance du sport dans la diminution de l’anxiété et du stress, mais aussi dans la création d’amitié solide. « Le sport, c’est important dans nos vies, ça ne marche pas si on n’a pas ça », a-t-il lancé.
De son côté, Bastien Marcoux a ajouté que plusieurs de ses homologues ont choisi l’École secondaire du Plateau pour l’accessibilité des concentrations. « C’est ce qui nous différencie des autres écoles ».
Malgré ces témoignages, le conseil d’établissement a tout de même pris la décision d’aller de l’avant avec l’abolition des concentrations.

