Menu

Eaux usées : Les Éboulements évaluent un « plan D » pour éviter le Musée maritime

Écrit par Kevin Vallée Date : 2 oct. (11H58)
À la une Les Éboulements
Le dossier des eaux usées à Saint-Joseph-de-la-Rive a progressé depuis que la municipalité des Éboulements s'est dotée d'une réserve pour fins publiques sur une partie du lot du Musée maritime de Charlevoix. Un plan « D », dont tous les détails n’ont pas été dévoilés, serait en analyse. Le maire Deschênes salue d’ailleurs l’aide de l’équipe du député fédéral, Gabriel Hardy, sans quoi cette avenue n’aurait pas été repérée.

À ce sujet, le maire Deschesne dit aussi avoir rencontré l’équipe de la députée provinciale Kariane Bourassa pour analyser le dossier. Au final, il s’est dit « pas convaincu » par leur travail.

En fait, l’élu reproche au bureau de la députée de la CAQ un manque de proactivité et de flexibilité. « On nous ramène constamment aux programmes », dit-il. « Il faut absolument que ce soit l’option la moins chère », déplore-t-il, même si celle-ci est considérée « inacceptable » par le conseil municipal, notamment en raison de ses coûts « titanesques » qui seraient relégués aux citoyens de Saint-Joseph-de-la-Rive :

À l’inverse, M. Deschênes souligne que le support de l’équipe du député du Parti conservateur du Canada, Gabriel Hardy, a permis de trouver d’autres solutions. « On est ressortis de la rencontre avec une nouvelle vision, plusieurs nouvelles avenues à explorer et un espoir de régler l’enjeu », relate l’élu :

« Ça semble positif », croit Emmanuel Deschênes, qui ne peut pas confirmer l’emplacement du « plan D ». « On veut être vraiment certains de notre coup ». Il se doit toutefois de noter qu’il y aura des expropriations, si le conseil opte pour cette solution.

Une pétition signée par 85 citoyens a été reçue, jeudi matin, pour s’opposer à la réserve pour fins publiques au Musée maritime.

On y lit que « quelle que soit la difficulté rencontrée par la Municipalité pour résoudre un problème lié à l’environnement, difficulté que nous ne nions pas, l’idée même de sacrifier le Musée à la résolution de ce problème d’eaux usées nous est totalement inacceptable », ainsi qu’un questionnement quant à « pourquoi faudrait-il s’attaquer au succès du Musée ».

« On ne veut pas aller au Musée », a rappelé Emmanuel Deschênes, après avoir expliqué le dossier de long en large aux citoyens lors de la période de questions. « C’est la dernière option et on est entièrement d’accord avec tout ce que le conseil d’administration du Musée a écrit dans sa lettre ».