Opposition du Musée maritime à l’étang aéré : « L’option du musée, c’est la dernière », soutient Emmanuel Deschênes
Date : 22 sep. (16H49)
Dans une sortie médiatique, le Musée maritime s’est opposé à cette décision plaidant que l’endroit est « un site patrimonial, un lieu de mémoire et de culture ».
Le maire Deschênes est d’accord avec les propos de l’institution muséale. « C’est vrai que leur logique est bonne. Est-ce que ça a du bon sens d’aller mettre un étang d’épuration des eaux sur un [lieu] patrimonial. Ben non ça n’a pas de bon sens », reconnaît l’élu.
Toutefois, il affirme être « entre l’arbre et l’écorce » puisque les autres options analysées sont trop dispendieuses. L’option A réside en une usine d’épuration des eaux où se trouve le dégrilleur et l’option B serait des bassins de décantation dans la côte à Godin. Le gouvernement paierait le projet le moins cher.
« Pour moi, dans ma tête de maire, c’est impensable qu’on donne un coup de 2 000 $ par année pour les usagers », estime Emmanuel Deschênes. « Pensez-y deux minutes, une usine de traitement des eaux à la sortie du village ou à l’entrée des quais […], dans ma tête à moi c’est impensable », ajoute-t-il.
Trois rencontres avaient déjà eu lieu avec le Musée maritime de Charlevoix pour parler de ce « dossier émotif ». Emmanuel Deschênes reconnaît que l’option du terrain au musée n’est pas non plus l’option idéale. Il confirme travailler sur d’autres solutions avec différentes instances.
Emmanuel Deschênes soutient que « rien [n’est] canné » pour l’instant. « Le Musée maritime, c’est la dernière option. S’il faut aller là, on prendra des décisions en conséquence, mais on n’est pas rendu là et je ne veux pas y aller », assure-t-il.
L’élu affirme avoir aussi déposé une proposition à l’équipe de la députée Kariane Bourassa, mais que l’option n’est pas envisagée.
Un mea culpa pour le maire
Le maire Deschênes a souhaité faire un mea culpa sur la façon dont l’information a été partagée puisque le conseil municipal a évité de nommer le propriétaire du terrain en assemblée municipale « pour une question de respect ».
« J’ai voulu protéger la famille plus le musée en le nommant par son lot. Je crois que j’ai plus attisé un feu qu’autre chose », reconnaît l’élu disant prendre « bonne note pour les prochains dossiers complexes, d’être plus transparent encore ».

