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Réserve pour fins publiques : le Musée maritime s’oppose à la décision des Éboulements

Écrit par Emma Jaquet Date : 22 sep. (10H32)
À la une Les Éboulements
Le Musée maritime de Charlevoix s’oppose à la décision du conseil municipal des Éboulements de geler un lot de terrain pour un dossier d’infrastructures de traitement des eaux usées.

Par voie de communiqué, le conseil d’administration de l’institution muséale a fait savoir qu’il ne cherchait pas le conflit avec la municipalité, mais qu’il estimait que d’autres solutions sont possibles.

Les Éboulements imposera une réserve pour fins publiques au lot 6 040 878 du cadastre du Québec appartenant au Musée maritime de Charlevoix, gelant tout développement sur le terrain pour les 5 prochaines années.

Par cette initiative, la municipalité souhaite apporter les modifications nécessaires au système de traitement des eaux usées pour se conformer aux exigences environnementales du gouvernement. L’implantation d’un étang aéré, qui fait partie des options soulevées, serait possible seulement sur le lot visé, une décision pour le « bien commun » de la population, estime le maire Emmanuel Deschenes.

Le Musée maritime voit cependant les choses d’un autre œil. « Ce terrain n’est pas un espace vacant. C’est un site patrimonial, un lieu de mémoire et de culture. […] Implanter un bassin de décantation dans la magnifique pinède du Musée, ce serait trahir l’esprit même de ces dons, pensés pour créer un îlot de verdure et de mémoire au cœur du village », plaide le musée.

L’institution muséale avance que d’autres projets similaires ailleurs au Québec, à Chambly, Sorel-Tracy, Huntingdon, Varennes, ont fait l’objet de critiques de la part de citoyens citant une perte de qualité de vie, des odeurs et la dévaluation de propriétés.

« Ici, l’emplacement choisi jouxte directement les aires de jeux pour enfants et les sentiers de randonnée. Imaginez l’image que retiendront les visiteurs : un bassin de décantation en lieu et place d’un parc historique et culturel. C’est frapper en plein coeur de l’un des attraits touristiques majeurs de Charlevoix », soutient le président du conseil d’administration, Claude Lafleur.

Le Musée maritime de Charlevoix maintient que les investissements des 10 dernières années, soit près de 15 M$, « n’avaient certainement pas pour but de préparer un décor à des bassins municipaux. »

D’autres options ont été nommées par la municipalité comme le dégrilleur avec usine et les bassins de décantation, mais viendraient avec une facture « exorbitante », selon le maire Emmanuel Deschênes.