Les travailleuses de bureau de l’usine de Clermont demandent à être payées
Date : 29 juil. (14H09)
Les sommes en jeu atteindraient plusieurs dizaines de milliers de dollars, selon Karenne Tremblay, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du papier de Clermont – secteur bureau (CSN). Le groupe déplore que, jusqu’à tout récemment, les négociations étaient au point mort.
Par cette sortie publique, la présidente du syndicat espère que l’employeur entendra enfin le message et abordera les négociations avec le sérieux qu’elles méritent.
« Pour nous, c’est quelque chose qu’on ne peut pas laisser passer » :
Mme Tremblay déplore notamment que les cinq travailleuses de bureau aient dû consentir à plusieurs concessions au cours des dernières années afin de satisfaire l’employeur. Elles affirment notamment avoir renoncé au télétravail, une mesure qui avait pourtant été négociée afin de favoriser une bonne conciliation travail-famille.
« Ils nous ont dit qu’on ne le méritait pas », a-t-elle indiqué en point de presse.
En faisant ces concessions, le groupe espérait obtenir les mêmes conditions que les travailleurs de l’usine, majoritairement des hommes. Ces derniers se sont d’ailleurs présentés à la conférence de presse pour appuyer leurs collègues, un geste hautement symbolique, selon Karenne Tremblay. Sans aller jusqu’à parler de sexisme, elle estime toutefois que Domtar n’envoie pas le bon message :
Pour sa part, Mélanie Pelletier, vice-présidente à la condition féminine au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, n’hésite pas à s’interroger sur le double standard qui semble exister entre les employés et les employées de l’usine de Clermont.
« Le même employeur a reconnu la rétroactivité aux travailleurs de l’usine, mais refuse de l’accorder aux cinq employées de bureau. C’est légitime de se demander pourquoi. Nous refusons de banaliser cette différence de traitement. Les travailleuses méritent le même respect et la même reconnaissance que leurs collègues. Nous serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra », a-t-elle déclaré lors de la conférence de presse.
Rappelons que la dernière négociation des travailleuses de bureau remonte à 2019, alors que Résolu était toujours propriétaire de l’usine.
« Depuis ce temps, l’inflation a beaucoup augmenté. Il faut préciser qu’on n’a jamais eu autant de difficulté à négocier avec la compagnie », a conclu Karenne Tremblay.

