Hôpital de Baie-Saint-Paul : « on a une réalité propre dans Charlevoix », plaide un médecin
Date : 22 juin. (10H49)
Le médecin plaide que les besoins de la population charlevoisienne sont bien différents de ceux des grandes villes. Il estime que les meilleurs chiens de garde de la santé sont le personnel du milieu. « Santé Québec n’est pas directement notre employeur donc on navigue un peu dans un monde parallèle. Souvent, les décisions, on les apprend puis elles sont déjà mises en application », déplore Dr Côté, en entrevue au Grand Réveil de Charlevoix.
« On a besoin d’avoir des gens qui se penchent sur le dossier et qui rebrassent les cartes. Depuis la semaine passée, il y a quand même certaines actions qui ont été mises en place. On a pour l’automne un certain espoir d’avoir du nouveau dans ce dossier », soutient Dr Côté précisant que le personnel de la santé avait déjà proposé des alternatives.
Selon le médecin, le temps des Fêtes et l’été sont des périodes où habituellement des fermetures se font dans les unités faute de personnel. « Là c’est pareil, mais on annonce une réorganisation alors que pratico-pratique, on perd notre personnel infirmier qui est formé qui a été déplacé vers d’autres endroits. On se retrouve avec des gens qui vont rester dans leur chambre avec une réadaptation standard », déplore Dr Marc-Olivier Côté.
Il demande plus de transparence de Santé Québec-Capitale-Nationale-Universitaire pour pérenniser les services des unités de courte durée en gériatrie et de réadaptation fonctionnelle intensive. « Le statu quo n’est plus une option pour le maintien de nos services », termine l’intervenant.
Santé Québec-Capitale-Nationale-Universitaire parle d’une adaptation plutôt que d’une coupure de services alors que les services se donnent sur une unité de soin hospitalier régulier au lieu des unités de courte durée en gériatrie et de réadaptation fonctionnelle intensive. « Les locaux de l’UCDG demeurent disponibles et peuvent également être utilisés pour répondre aux besoins de réadaptation des usagers », avait-on précisé.
Pour réécouter l’entrevue du Dr Marc-Olivier Côté, cliquez ici.
Photo : archives

